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D'installations artistiques aux marchés de nourritures exotiques en passant par le son mélodieux de modestes habitants talentueux venus partager un instant de musique avec les passants ou encore l'arrivée imprévue, et plutôt dangereuse en réalité, d'un bang de dauphins dans le centre du port nautique , la jetée ne manque jamais d'animation. Et pourtant, malgré tout cela, le calme règne et on peut sentir dans l'atmosphère le souffle d'une certaine bienveillance à moins que ce ne soit juste le vent Un aspect important à Wellington, qui peut sembler anodin mais qui m'a beaucoup marquée, est le fait qu'il s'agit du lieu de départ de l'unique ferry pour l'île du sud.

C'est donc un site de passage et de nombreux backpackers venus au départ pour s'installer quelques temps dans la ville, se laissent finalement emporter par la tentation et suppriment la distance qui les sépare de cette île dont tout le monde rêve. Avec cette silhouette prometteuse qui faisait parfois apparition sur l'horizon comme de furtifs clins d'oeil, on peut dire que j'ai été de nombreuses fois tentée Alors qu'en bord de mer les buildings modernes et Mademoiselle "Ocean" jouent de leurs reflets à "qui brillera le plus", à l'intérieur des terres c'est un autre style que l'on découvre.

Avec ces vieux bâtiments coloniaux et ces modestes petites maisons de bois qui se partagent les étroits espaces en bord de routes et quadrillent la ville, on se croirait dans un vieux remake de film américain. Encore une autre atmosphère. Et si au loin, les douzaines de hauts édifices aux vitres glacées ne montraient pas le bout de leur tête, et que les panneaux publicitaires ne clignaient pas de milles feux tout les deux mètres, on pourrait penser être revenu quelques siècles auparavant.

La couleur a sa place ici, et bien qu'elle ne m'ait pas immédiatement sautée aux yeux, je l'ai rapidement dénichée après m'être volontairement égarée bien sûr dans les petits quartiers vivants.


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Sur une surface entière d'une façade, en magnifiques graffitis artistiques au détour d'une ruelle ou encore dans ces nombreux lieux burlesques et variées comme des galeries, des pubs, ou un vieux magasin de vinyles tenu par un ancien métallo, les couleurs fusent et donnent vie à cette ville hybride. La vie est festive ici. Elle résonne aux sons des nombreux voyageurs venus des quatres coins du globe, des pots de départs comme de bienvenu, de musique, de rencontres improbables, de récits, de gay-parades et de gens complètement dingues.

Si on sait se laisser porter et on tente de faire confiance aux autres, les rencontres ouvrent des portes qu'on n'aurait même pas pu imaginer, et la ville nous dévoile ses petits coins secrets. Le coeur de son âme! Wellington n'aurait pas eu autant d'importance sans toutes ces rencontres. Des Kiwis surnom des habitants new-zélandais , des brésiliens, des allemands, des mexicains, des chiliens, des français et oui c'est une invasion ici , il y a de tout dans le coin plus qu'à piocher.

J'ai pu partager des moments exquis avec eux et j'ai bien l'intention d'en recroiser certains sur la route! Parce que prendre l'air, vivre une aventure et stimuler sa vie ne veut pas dire, "que" partir à l'autre bout du monde.

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C'est un travail de tous les jours qui demande des efforts, mais qui en vaut le détour! Alors on réagit avec l'énergie effervescente et impulsive de Erin Brockovich et on s'active s'il-vous-plait Madame! Et pour ça, rien de mieux que de bonnes marches à l'extérieur de la ville. A l'heure où j'écris, impossible de me souvenir quand exactement se sont déroulés ces deux "beautiful day" pendant mon mois et demi à Welligton en tout cas , mais je me souviens encore de ces deux sublimes journées qui m'ont permis de m'évader!

Et pour s'évader ici, rien de bien sorcier. Il faut;. Parée pour un grand moment d'évasion et de bien-être à partager dans ce magnifique pays qu'est la Nouvelle-Zélande. Enchaînement de montées et de descentes extrêmement raides, avec ou sans marches, sur la crête donc aucune ombre , autant dire que on en a bavé. Mais le paysage en valait le détour et nous a laissé sans voix. Je passe de détails, pas de mots pour décrire ces incroyables paysages Le besoin de bouger est plus fort que moi!

Rester ici c'est faire du surplace, ne pas avancer, et ce, dans tous les sens du terme. Le besoin de liberté, d'improviser. Je suis venue ici pour ça je crois..!!? Le changement c'est maintenant! Ca s'est imposé à moi comme une évidence, il est temps de faire ce pourquoi je suis venue. Prendre mes deux sacs à dos à mon coup et oui c'est possible; un sur le dos, un sur le ventre , histoire que je disparaisse derrière eux pas encore de noms pour mes deux futurs compagnons de routes mais pour le moment c'est, "Sac 1" et "Sac 2", ou le "Gros-Lourd" et "L'autre" , faire de la route, voir des paysages, faire des rencontres, du hitchiking, du wwoofing, du bonheur quoi!!

Chanceuse ou débrouillarde en relation , il se trouve que j'ai une super opportunité qui s'est présentée à moi et je me dois de la saisir. Ma famille d'accueil partant au Nord pour les 90 ans du grand-père, ils me proposent un aller simple pour Tauraugua avec une escale de deux nuits à New Plymouth tout frais payés.

Après une seconde et demi de reflexion, j'ai bien évidemment accepté et me voilà en pleins préparatifs avec mon nouveau sac et quelques documents pour visiter l'île du nord. Les derniers préparatifs effectués et deux documents lus en diagonale je ne suis pas très consciencieuse pour ce qui est de l'organisation , il ne me reste plus qu'à faire un dernier au revoir à mes amis.

Après une super petite soirée organisée pour mon départ dans un bar à Sangria, c'est les encouragements, les recommandations et les promesses de se revoir. Je suis prête à partir avec seulement quelques idées en tête mais sans aucun réel plan pour la suite, si ce n'est que début Mai je devrais revenir sur Wellington. Un beau projet de Road trip en van avec une amie pour découvrir l'île du sud malgré le début du froid.

Rien n'est fixé, tout peut changer. Mais qu'importe pour le moment c'est le départ pour le nord. Je suis excitée et effrayée à la fois, mais prête.

🇳🇿 Jacinda Ardern: 'We reject extremism and violence in all its forms' - Al Jazeera English

Ce fût une long trajet. Après 6 heures qui n'en finissaient plus assise à l'arrière d'un vieux 4X4 bleu entre deux caisses de vaisselles et une valise, heureusement amorties par une vingtaine de coussins dont le but n'était en tout cas pas de rester en place, j'ai eu beaucoup de peine à garder mon enthousiasme de la veille. Saviez-vous que nos polochons n'ont pas besoin de nous pour déclencher une bataille?!!

Enfin, rien de bien méchant et le réconfort valait l'effort car le spectacle qui nous attendait à New Plymouth était grandiose. En forçant un peu la main à mon chauffeur-hostfather-guide, lui-aussi plutôt fatigué du voyage, je nous ai fait arrêter sur le haut de sublimes falaises face à la mer avec sa plage de sable noir en contrebas. Un délice pour les yeux comme pour les lèvres au gout légèrement salées après être rester longtemps là à contempler une nature renversante c'est le cas de le dire, j'en ai perdu l'équilibre.

Le vent peut-être?! Le temps a coulé et s'est envolé sans qu'un seul d'entre nous ne décolle les pieds du sable fin dans lequel nous nous étions doucement enlisés. Si bien que c'est la nature elle-même qui nous a rappelé à l'ordre en faisant disparaitre le soleil sur l'horizon. New Plymouth est une très petite ville et lorsque nous y sommes arrivé les rues étaient quasi désertes. Je me suis fait une jolie petite balade en paix entre les maisons tatouées de graffitis et le chemin de fer aux abords de la jetée.

Le lendemain j'ai profité de l'immense parc naturel, Pukekura Park, au centre de la ville et de son célèbre musée, plus passionnant par son architecture que son exposition très hybride. Une ville charmante mais qui me marquera surtout pour ses restaurants que j'ai eu la chance de me faire offrir par le couple, Ken et Heather, de ma famille d'accueil. Les bons petits plats agrémentés de bon vins, c'est le luxe mais qu'est-ce que c'est bien. Deux nuits et c'est reparti pour 4 heures de voiture même conditions , avec un petit pincement au coeur de n'avoir pas pu escalader le volcan Mont Taranaki dont je rêvais d'y faire un tour et dont la beauté des paysages et des treks ne cesse de m'être comptée.

Malheureusement, il n'y a aucune certitude que j'aille le temps de repasser par ici Dans la maison de vacances de Ken et Heather, face à la mer à deux pas de la plage de sable blanc ici et au pied du Mont Maunganui, le temps s'est envolé aussi vite que les milliers de mouettes virevoltant dans l'air.

Mon Panier

Cinq magnifiques journées à ne "rien faire" et juste profiter des derniers jours avec ma famille d'accueil, c'est tout ce qu'il me fallait. La maison étant très vieille mais alors très très vieille; trous dans les murs et plafonds qui s'écroulent à moitié , j'ai tout d'abord souhaiter fuir loin, très loin mais avec toute la famille, les cousins, les tantes, les oncles, les neveux, qui ont débarqué pour l'anniversaire du grand-père, l'ambiance est devenue très amusante.

Avec une vingtaine de personnes entassés un peu partout sur des matelas troués, un canapé ou sur quelques lits du siècle passé, l'habitacle s'est vite transformé en joyeux bordel. Malgré les deux trois inconvénients plutôt évidents et je ne vous parle pas de la douche, si on peu appeler ça une douche Comme quoi, le confort Si vous cherchez un bon moyen de rencontre, je l'ai trouvé.

Il suffit d'oublier un objet spécifique dans une ville et de le signaler sur Facebook seul condition, avoir un compte Facbook et en moins de deux, une nouvelle connaissance! C'est ce qui m'est arrivée durant mon petit trajet entre New Plymouth et Tauranga et qui m'a fait réaliser à quel point c'est chouette d'être serviable.

En faisant tranquillement mes petites recherches sur le groupe "les Français en Nouvelle-Zélande" pour un éventuel futur van à acheter, je suis tombée sur le post d'un français aillant oublié quelques jours plutôt son sac de couchage, rouge, dans une auberge de jeunesse et étant en trajet vers, comme par hasard, Tauranga.

Comme justement, le hasard fait bien les choses, je me rendais justement dans cette ville dès le lendemain. Une petite marche de 20 minutes et une explication compliquée dans une auberge de jeunesse "Did you find a sleeping bag red? It belongs to french guy who I've never seen before Ma bonne action m'a value un super moment autour d'une bière offerte bien entendu et un magnifique couché de soleil sur la ville en bonne compagnie, depuis le haut du Mont Mauganui une marche malheureusement sans photo car la batterie de mon téléphone m'a lâchée.

Passé ces moments de folie, munie de bons souvenirs, d'une chouette "anecdote du sac de couchage rouge" et de bonnes énergies positives, j'ai tout de même pris la décision de prendre mon envol et de quitter ces gens qui ont réussi à prendre une petite place dans mon coeur. L'un des deux uniques bus de la journée partira à 17h20, lundi 19 mars, direction Rotorua. Il est maintenant certain qu'il y transportera une jeune suisse de vingt ans, un peu inconsciente, en route pour un nouveau wwoofing en bordure du "Blue lake".

C'est parti pour une nouvelle aventure, nouvelle expérience. Avec mes fidèles sacs "Gros-Lourd" et "l'Autre", je fait doucement mon chemin vers plus d'indépendance et moins de "sécurité" en faisant toujours attention quand même promis la famille. Step by step je vais vers l'essentiel et me débarrasse des choses inutiles et du confort aussi Nouveau wwoofing, nouvelles rencontres, nouveaux paysages, je ne me lasse pas du renouveau et la région de Rotorua m'en a offert un paquet!

Un lieu sublime, loin de toute l'agitation touristique de Rotorua, le Lake Okareka m'a offert un splendide accueil en jouant de sa lumière et des reflets des montagnes environnantes. Ici c'est la pleine nature, on entend les criquets s'égosiller toute la journée et les oiseaux chanter vous n'avez surement jamais entendu des oiseaux chanter comme ceux de Nouvelle-Zélande, ce sont de véritables choristes! La sérénité du lac contraste avec l'agitation des arbres dans les hauteurs des montagnes et on ressent dans l'atmosphère, qu'ici, c'est la nature qui domine.

Que dire d'autre que, je suis au paradis. Accueillie, lundi 19 mars au soir, par Geoff, mon nouvel hôte de wwoofing que j'ai contacté quelques jours plus tôt, j'ai tout de suite découvert mon futur lieu de vie pour deux semaines. Avec un balcon à vue sur le lac et le ponton privé au pied de la maison, il était difficile d'imaginer meilleure toile de fond et meilleure situation pour ce deuxième wwoofing en Nouvelle-Zélande avis quelque peu changé après avoir chassé une nuit entière l'araignée géante qui s'était planquée sous mon lit.

Balais en main et panique à bord, parfait pour une arachnophobe! Puis, suite à cela, j'ai découvert le "Taranaki Lake", communément appelé le "Blue Lake" à 5 minutes de voiture et 40 à pieds, encore plus apaisant qu'Okareka. C'est là, sur le rivage et à l'ombre des arbres, que le boulot le plus sympa et géré par le plus fou mais détendu des patrons qui m'ait été donné de rencontrer Geoff , a occupé mes journées durant deux belles semaines. Servir des cafés et profiter de la vue?

Challenge accepted! J'ai au passage découvert le bonheur de faire du stop tous les jours pour l'aller et le retour d'un lac à l'autre et parfois pour le centre ville et les opportunités qui vont avec. Des moments partagés et pleins de suisses Un jour, une voiture transportant, une allemande un français et une argentine, s'est arrêtée et j'ai embarqué pour une super journée avec eux au "Reedwood" magnifique forêt aux arbres rouges et dans un petit village Maori bien que pas véritablement comme dans le temps, il restait le plus authentique habité et le moins "attrape touriste" des villages Maori à Rotorua.

J'ai aussi profité de magnifiques balades et treks que l'on trouve par dizaines autour des lacs de la région et quelques longues baignades sous les plus beaux couchers de soleil Malgrès le bonheur de ma situation, être "seule" commençait à me peser et j'ai donc été très heureuse d'être rejointe à la fin des deux semaines par 4 amis de Wellington. Nous avons partagé trois jours absolument inoubliables agrémentés de paysages indescriptibles, d'immenses montagnes volcaniques, de puissantes cascades et de rivières naturelles d'eau chaude.

Ce pays n'en finit pas de m'éblouir les yeux et de me nourrir d'images inoubliables et je crois bien que je suis en train de tomber amoureuse de cette île. C'est partie pour découvrir encore plus les environs, avec la voiture de mes amis, c'est plus facile. Petit trek de 3 heures sur le Mount Rainbow avec sa roche rouge et ses quelques lacs pour finir au sommet avec une vue très apaisante sur la région Rotorua. Suivit par une visite du très connu et payant parc de geysers, Wai-O-Tapu. Même touristique la nature reste surprenante.

Les couleurs semblent provenir d'une autre planète. C'est pas tout de marcher mais il faut savoir se reposer. Un moment de détente Une autre journée bien remplie. Pour commencer, Okere Falls, une balade au bord d'une rivière animée par les cascades et quelques fous prêt à les descendre en canoë, L'eau était d'un telle pureté qu'on avait parfois la vision qu'il n'y en avait pas. Un lieu généralement visité en 40 minutes, nous y avons passé plus de deux heures Mais bonne nouvelle, mon amie Marie et moi avons trouvé un super van que, après quelques complications de paperasse et oui malignes comme nous sommes, nous n'avions pas fait le lien entre fête de pâques et tous les offices fermés Parfait timing pour moi qui n'avais pas de plans ni de futur logement.

Marie s'en retourne à Wellington où je la retrouverai dans un mois pour l'île du sud, tandis que de mon côté, après l'avoir déposée à Taupo pour son bus, je vais découvrir une autre manière de voyager!! L'aventure commence enfin! Enfin j'y suis. Seule, avec mon tout nouveau van blanc, je suis partie pour me laisser porter par le vent et les rencontres. Une seule régle, un seul mot d'ordre, suivre mon instinct. Advienne que pourra, carpe diem, alea jacta est, veni vedi vici non pardon celui-ci n'a rien à voir L'idée générale y est, pas de règle, pas de chemin à suivre, en roue libre!

Il m'a bien fallut une semaine entière pour m'habituer à, un, voyager vraiment seule, deux, se déplacer avec sa "maison", et trois, accepter que la douche, c'est du passé! Malgré tout, je fais de nombreuses rencontres entre, les "free campings" où mon van et moi passons nos nuits, les cafés, et même les offices de tourisme! Je suis seule mais pas vraiment. Il y a plus d'un backpacker dans le coin à être prêt pour l'aventure et curieux de rencontrer de nouvelles personnes!

A deux reprises j'ai eu l'occasion de partager les paysages aux alentours de Taupo avec des personnes des quatre coins du monde voir prochaine étape du blog. En attendant, rien ne m'empêche de profiter des couchers de soleil et des cascades et des lacs que m'offre la région de Taupo et qui n'attendent plus qu'on les admire en silence On ne s'arrête pas là! Un petit tour au Huka Falls où encore une fois, je me suis laissée enivrer par l'atmosphère et la beauté qui m'entourait sans voir le temps s'écouler Le retour et l'installation s'est faite de nuit mais après un moment pareil, tous les problèmes se transforment en poussière.

Après m'être, je l'avoue, lâchement dégonflée pour le fameux trek du volcan Tongariro par peur de solitude et oui, parfois Pour trouver ma route, direction le Isite office de tourisme. Et là, surprise, j'ai eu la chance de tomber sur un jeune néerlandais qui souhaitait se rendre au même lieu, au même moment. Notre point en commun? Il nous manquait à tout les deux quelque chose. Moi, de la compagnie, lui un transport. Après deux phrases échangées et demi, le deal était fait et nous partions pour le Mont Tauhara! Une super journée partagée, une bonne marche, une magnifique vue et un temps de rêve!

Comme quoi, parfois il faut savoir se lancer seule, on ne sait jamais ce qui nous attend! C'est donc après cette magnifique journée que j'ai enfin pris LA bonne décision.

Varsovie, à la recherche du temps perdu

Le célèbre volcan continuera de se dresser au dessus de la ville durant de nombreuses années, mais pas sans que je l'ai gravit. Mont Tongariro, me voilà! Encore une fois, les mots sont de trop devant tant de grandeurs. Je peux simplement dire que dans ce genre de moments, les émotions sont fortes et se passent de description J'ai encore une fois suivis mon instinct et après un lever très matinal 5h du matin et une heure de route, me voilà au départ, accompagnée de quatre nouveaux compères français, allemand, néerlandais, canadien avec qui j'ai eu le grand plaisir de partager ces 6 heures intenses de marche et de bonheur.

Après 19km dans les pattes, une belle soirée tous ensemble autour d'un réchaud à gaz et quelques bières dans LE free camping de la région. Malheureusement je ne les reverrai pas par la suite mais je me souviendrai toujours de leur bonne humeur et de cette incroyable montagne découverte avec eux.

Après la première étape plutôt plate et quelque peu dans le brouillard, c'est parti pour la vraie ascension. Et là, copain pas copain, c'est chacun pour soit, chacun son rythme, rendez-vous plus haut. On peut prendre l'excuse qu'on ne faisait que s'attendre ou prendre une pause oui, mais pour être honnête, une fois sortis des nuages, c'est la stupéfaction qui nous a cloués sur place.

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Figés par la nature. Puis vient le moment un peu plus hardu et dangereux pour arriver au sommet et voir depuis le haut le fameux cratère à la roche rouge. Malheureusement, le temps d'arriver à la pointe c'est le brouillard et le temps de redescendre, le ciel s'éclaircit. Manque de chance pour ce coup-ci mais ça ne nous empêche pas de déconner. A mi-chemin, nous en n'avons pas finit d'être ébloui car nous arrivons vers trois lacs dont les couleurs semblent sortir d'un autre monde.

La sensible que je suis n'a pu s'empêcher de lâcher sa petite larme On aime les photos oui, c'est vrai Et voilà la redescende Nous aurions pu être déçus ou blasés après tant de beauté, mais ce fût tout l'inverse. Jusqu'à la fin de la fin, le pays nous en a fait voir! J'ai été seule, j'ai été accompagnée de personnes merveilleuses. J'ai été heureuse, j'ai été exténuée. J'ai beaucoup bougé, j'ai su rester sur place et ne rien faire. J'ai pleuré de bonheur, j'ai hurlé d'amour, j'ai dansé d'harmonie, j'ai couru en pleine folie, j'ai perdue les pédales, j'ai oublié le temps, j'ai soupiré d'aise et inspiré de nouveauté, j'ai appris, j'ai oublié, j'ai ri sans limite, j'ai été déboussolée, bousculée, retrouvée Comment puis-je décrire ce mois d'avril avec de simples mots?

Comment exprimer la beauté de ce pays, les rencontres toujours plus enrichissantes et touchantes, les épreuves qui m'ont fait grandir, cette nouvelle sensation de liberté et de possibilités qui m'a envahi l'esprit à me faire totalement perdre la notion du temps. Chaque voyage est différent et propre à chacun, et le mien a pris un tournant décisif lors de ces dernières semaines.

Ce mois a été bouleversant de beauté dans mon esprit et je peux maintenant affirmer avoir fait un pas de géant dans mon avancée personnelle vers de plus en plus d'épanouissement. Certes, voyager seule, dans des conditions qu'on ne pourrait qualifier de confortables, nous fait découvrir un autre bonheur, celui que j'étais venu chercher, celui qui se fait appeler "Simplicité".

Mais il me faut tout de même admettre que la splendeur de l'île du Nord m'a probablement bien aider à atteindre ce bonheur.